J’ai laissé tourner ma machine à capsules un mois, puis ma cafetière filtre : ce que ça m’a coûté en électricité

Rachel Besson

juin 27, 2026

Ma machine à capsules Nespresso Vertuo a cliqué sur le plan de travail, et l’odeur du café froid montait déjà de la poubelle. Un mardi soir de février, j’ai ouvert ma facture d’électricité, puis j’ai compris que je ne voulais plus deviner. J’ai été convaincue qu’il me fallait mesurer, pas supposer, alors j’ai sorti ma prise connectée et j’ai lancé le comparatif avec ma cafetière filtre Melitta.

Comment j’ai organisé mon test avec les machines dans mon quotidien

En 10 ans d’expérience comme rédactrice technique freelance spécialisée en CO2 supercritique, j’ai pris l’habitude de regarder un bilan complet, pas juste un usage isolé. On vit à deux, mon compagnon et moi, sans enfants, et nos cafés du matin n’ont rien d’un rituel figé. Selon les jours, je pars tôt rédiger, ou je reste à la maison avec deux tasses espacées de 20 minutes.

Je vis dans le Nord, pas loin de Lille, et je suis allée un samedi matin à Lille pour acheter une prise connectée TP-Link Tapo P110, puis je suis rentrée avec le carton sous le bras. Mon Master en Génie des Procédés (Université de Lille, 2012) m’a appris à noter le détail qui compte, même quand il paraît minuscule. J’ai branché la Nespresso Vertuo d’un côté, la Melitta de l’autre, puis j’ai noté chaque relevé sur mon téléphone.

J’ai laissé le test courir 30 jours complets, avec une moyenne de 1 café par jour, par moments 2 quand mon compagnon prenait le sien en même temps. La machine à capsules est restée en veille entre deux usages, tandis que ma cafetière filtre a fonctionné sans maintien au chaud. J’ai voulu garder des conditions simples, presque banales, parce que c’est là que la facture raconte le mieux la vérité.

Je voulais comparer la consommation réelle, le coût en euros et le volume de déchets. J’ai aussi gardé en tête les repères de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) sur les appareils en veille, sans leur prêter des chiffres que je n’avais pas sous les yeux. Mon travail de Rédactrice technique freelance spécialisée CO2 supercritique m’a appris à séparer le ressenti du relevé.

Je regardais aussi les déchets avec la même attention. Dans ma cuisine, je voulais voir si la capsule ajoutait surtout du volume visible, ou si le filtre papier grignotait lui aussi le bilan. J’ai donc noté chaque capsule, chaque filtre, et chaque fond de marc au lieu de me fier à l’impression générale.

Le jour où j’ai compris que la machine à capsules me coûtait bien plus que prévu

Au bout de 10 jours, ma prise affichait déjà 1,62 kWh pour la Vertuo, alors que la Melitta restait sous 0,31 kWh. J’ai été frappée par l’écart, parce qu’il ne venait pas seulement de la chauffe du café. Il venait aussi de la veille, qui grignotait des watts sans bruit.

Une matinée type a confirmé ce que je voyais. J’appuyais sur le bouton, j’entendais la montée en température, puis l’extraction, puis ce silence avec le voyant encore allumé. Le voyant rouge restait allumé, et la base de la machine était chaude, même plusieurs heures après le dernier café.

Je me suis d’abord dit que ma prise connectée déraillait, et je me suis retrouvée à vérifier avec un autre compteur de prise. Les deux relevés racontaient la même chose, et j’ai été convaincue que la veille consommait bien. J’ai aussi noté un voyant de détartrage revenu au milieu du mois, ce qui m’a rappelé que la machine ne se contentait pas de faire du café.

En face, ma cafetière filtre a eu un profil très plat hors usage. Elle chauffe vite, elle s’éteint seule, et elle ne garde pas un fond tiède pendant des heures. Sur la même période, j’ai mesuré 0,24 kWh, ce qui m’a paru presque discret à côté de la Vertuo.

J’ai fini par comprendre que le vrai écart ne se lisait pas dans une seule tasse, mais dans les heures entre deux tasses. Quand je laissais la machine à capsules en veille, la consommation avançait doucement, puis elle s’empilait sur la semaine. Avec la Melitta, je voyais surtout la chauffe du moment, puis plus rien.

Trois semaines plus tard, la surprise sur la facture d’électricité et les déchets

Après 21 jours, j’ai additionné 3,58 kWh pour la Nespresso Vertuo et 0,41 kWh pour la Melitta. Avec mon tarif de 0,2516 euro le kWh, j’ai obtenu 0,90 euro d’un côté et 0,10 euro de l’autre. Sur ma facture, ce n’est pas la ruine, mais j’ai vu un poste invisible s’installer.

Côté déchets, le petit bac de la machine à capsules se remplissait vite, avec des objets durs et brillants qui tinteaient quand je le vidais. J’ai aussi senti l’odeur de café froid remonter de la poubelle après trois jours de capsules accumulées. En face, le café filtre m’a laissé surtout du marc, mais j’ai dû compter aussi les filtres papier et l’emballage du paquet.

La machine à capsules m’a demandé plus de gestes que je ne le pensais. J’ai vidé le bac, rincé le réceptacle, puis décollé un opercule encore tiède qui collait un peu aux doigts. La Melitta a été plus simple, mais le marc formait un petit gâteau humide au fond du filtre quand la mouture était un peu fine.

J’ai aussi vu un autre piège très banal. Une fois, j’ai versé l’eau trop vite et le filtre papier s’est déchiré, avec un peu de mouture qui a débordé sur le bord. Ce n’était pas dramatique, mais j’ai compris que le filtre n’était pas magique et que mon geste comptait autant que la machine.

J’ai aussi fait une erreur bête un soir de semaine. J’ai préparé une grande cafetière pour une seule tasse, puis j’ai laissé le reste refroidir sur le plan de travail avant de le jeter. Là, je me suis dit que le vrai gaspillage ne venait pas seulement du matériel, mais aussi de mon dosage.

  • Je vide le bac de capsules avant qu’il déborde, sinon j’oublie vite la quantité accumulée.
  • Je coupe la veille dès que je n’utilise plus la machine, parce que la consommation s’ajoute sans bruit.
  • Je ne jette pas le marc humide dans l’évier, pour éviter l’odeur et le siphon chargé.
  • Je compte le filtre papier et l’emballage du café moulu dans mon bilan, sinon je me raconte une histoire trop jolie.

J’ai aussi essayé de trier une capsule dans le mauvais bac, une fois, et elle a fini en ordures résiduelles. Le sac résiduel a tout de suite perdu l’intérêt du geste, parce que la capsule n’a rejoint aucune filière utile. C’est là que j’ai compris qu’un mot imprimé sur l’emballage ne remplace pas une collecte accessible.

Mon verdict après un mois : est-ce que l’électricité annule vraiment les bénéfices du café en capsule ?

Au bout de 30 jours, ma Vertuo m’a coûté 7,84 kWh, contre 1,09 kWh pour la Melitta. En euros, j’ai lu 1,97 euro d’un côté et 0,27 euro de l’autre, sur la part liée à l’usage des machines. Ce n’est pas le poste le plus lourd de ma facture, mais j’ai vu que la veille ajoutait un bruit de fond que je ne comptais pas.

Je ne généralise pas mon résultat à toutes les cuisines. On vit à deux, mon compagnon et moi, sans enfants, et ma cadence ne ressemble ni à un bureau rempli, ni à une maison de quatre personnes. J’ai testé deux machines de gabarit courant, pas un parc d’équipement, et je n’ai pas touché à la technique interne.

Dans mon quotidien, le filtre reste plus logique dès que je bois deux tasses ou que j’en prépare une pour mon compagnon. La capsule garde un intérêt quand je veux une seule tasse très vite, sans laver la cafetière derrière. Si une prise chauffe vraiment, je passe la main à un électricien, parce que je ne fais pas d’audit de conformité.

J’ai aussi essayé une capsule dite recyclable, mais sans point de collecte proche, c’est resté un geste théorique qui ne change rien au volume de déchets. J’ai regardé la cafetière à piston, et j’ai aimé le geste simple, mais je l’ai écartée parce que mon usage du matin reste plus pressé que ça. Entre ma Nespresso Vertuo et ma Melitta, j’ai gardé la machine qui me laisse le moins de déchets visibles et le moins de veille cachée. Mon verdict est simple : chez moi, la Melitta l’emporte, parce qu’elle consomme moins et qu’elle laisse moins de déchets visibles. La capsule garde un intérêt pour une tasse très rapide, mais elle ne compense pas sa veille dès que je laisse l’appareil dormir.

Rachel Besson

Rachel Besson publie sur le magazine Qarboon des contenus consacrés au CO2 supercritique, à ses applications industrielles et aux enjeux de compréhension qui l’entourent. Son approche repose sur la clarté, la structuration des informations et la recherche de repères utiles pour aider les lecteurs à mieux situer cette technologie et ses usages.

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